
Performance macroéconomique
Tableau 1 : Aperçu de quelques indicateurs macroéconomiques

En 2023, l’économie sénégalaise a connu une croissance de 4,1 pour cent, contre 4,0 pour cent en 2022. Cette faible croissance, au regard des prévisions, s’explique par les tensions politiques et les troubles sociaux qui ont entravé la croissance de l’activité économique. L’inflation moyenne est repassée à 5,9 pour cent en 2023, après avoir culminé à 9,7 pour cent en 2022, grâce à la baisse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie. Le solde budgétaire s’est réduit à -4,9 pour cent du PIB en 2023, contre -6,6 pour cent en 2022, la croissance des recettes ayant été supérieure à celle des dépenses. La dette publique a progressé pour atteindre 79,6 pour cent du PIB, contre 76,0 pour cent du PIB en 2022, tandis que le solde du compte courant s’est amélioré, passant de -19,9 pour cent du PIB en 2022 à -15,1 pour cent en 2023.
Perspective
Selon les projections, le PIB devrait croître de manière substantielle pour atteindre 7,6 pour cent en 2024, puis 8,7 pour cent en 2025, grâce à une activité accrue dans le secteur pétrolier, avec la mise en service de nouveaux puits de production, ainsi qu’à une nouvelle production d’or et de phosphate. L’inflation moyenne devrait rester sur une trajectoire baissière, passant à 3,6 pour cent en 2024 et à 2,1 pour cent en 2025, grâce à la poursuite de la baisse des prix des denrées alimentaires. Le solde budgétaire devrait s’améliorer pour atteindre -3,9 pour cent du PIB en 2024, puis -3,1 pour cent du PIB en 2025, le secteur pétrolier devrait améliorer la marge budgétaire grâce à l’intégration de nouvelles rentes tirées des ressources. Le ratio dette/PIB devrait diminuer pour atteindre 72,5 pour cent en 2024 et 67,6 pour cent en 2025. Le solde du compte courant devrait continuer à s’améliorer pour atteindre -11,1 pour cent du PIB en 2024 et -6 pour cent du PIB en 2025, grâce au lancement et à la montée en puissance des exportations de nouvelles ressources.
Défis à relever
Les risques associés aux projections englobent les exportations vers la région sahélienne si le Burkina Faso, le Mali et le Niger mettent en œuvre leur décision de quitter la Communauté. Un retard supplémentaire dans la production de pétrole à partir des nouveaux champs entraînera une réduction significative des Perspectives de croissance. Une augmentation persistante des prix du pétrole brut, bien que positive en termes de recettes, constituera une menace sérieuse pour le secteur réel de l’économie.