Mali


Performance macroéconomique

Tableau 1 : Aperçu de quelques indicateurs macroéconomiques

En 2023, la croissance de l’économie malienne s’est accélérée d’un point de pourcentage, passant de 3,5 pour cent en 2022 à 4,5 pour cent, principalement grâce à la consommation du secteur privé et à l’atténuation des pressions inflationnistes. Il convient de noter que la croissance a été freinée par les pénuries d’électricité survenues au cours du troisième trimestre de l’année. L’inflation moyenne a nettement diminué, passant de 9,7 pour cent en 2022 à 2,1 pour cent en 2023, grâce à la baisse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie. Le solde budgétaire a légèrement diminué, passant de -4,9 pour cent du PIB en 2022 à -4,8 pour cent en 2023, tandis que la dette publique a légèrement augmenté, passant de 52,9 pour cent du PIB en 2022 à 53 pour cent en 2023. Le solde du compte courant s’est détérioré, passant de -8,0 pour cent du PIB en 2022 à -9,0 pour cent en 2023.

Perspective

L’activité économique dans le pays devrait ralentir pour atteindre une croissance de 4,1 pour cent en 2024, compte tenu de la persistance des problèmes d’approvisionnement en électricité. Le taux de croissance devrait augmenter légèrement pour atteindre 4,6 pour cent en 2025 dans l’hypothèse où le pays reviendrait sur sa décision de quitter la CEDEAO. L’inflation continuera de baisser en 2024 (1,7 %) avant de remonter à 2,0 pour cent en 2025. Le ratio dette/PIB augmentera de manière constante pour atteindre 55,1 pour cent en 2024, puis 55,7 pour cent en 2025. La faible croissance du ratio dette/PIB résulte en partie d’un resserrement prévu du solde budgétaire de -4,2 pour cent du PIB en 2024 à -3,6 pour cent en 2025. Le solde du compte courant devrait s’améliorer pour atteindre -5,8 pour cent du PIB en 2024, puis – 4,7 pour cent du PIB en 2025.

Défis à relever

Le changement climatique représente un risque important pour la croissance de l’agriculture, tout comme l’insécurité dans le pays, étant donné que les insurgés contrôlent encore de vastes étendues de terres. Les risques politiques demeurent, compte tenu de la décision de la junte militaire au pouvoir d’interdire toutes les activités des partis politiques, ce qui est considéré comme un moyen pour les dirigeants de se maintenir au pouvoir. Les problèmes d’approvisionnement en électricité restent une menace importante pour les activités industrielles et de services. Par ailleurs, la décision de quitter la CEDEAO, si elle est mise en œuvre, pourrait avoir des effets dévastateurs sur la croissance de l’activité économique et l’éradication de la pauvreté.

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