
Performances macroéconomiques
Tableau 1 : Aperçu de quelques indicateurs macroéconomiques

En 2023, la Gambie a connu une croissance du PIB de 5,6 pour cent, contre 4,9 pour cent en 2022, grâce à une amélioration de la production agricole, soutenue par des conditions pluviométriques favorables, un rebond du secteur touristique et une augmentation des transferts de fonds des travailleurs émigrés. L’inflation moyenne a augmenté pour atteindre 17,0 pour cent en 2023, contre 11,5 pour cent en 2022, sous l’effet de l’augmentation des frais de scolarité (56 pour cent en moyenne en glissement annuel), des prix des carburants, des services publics et des denrées alimentaires. Le solde budgétaire s’est amélioré pour atteindre -3,0 pour cent du PIB en 2023, contre -4,9 pour cent du PIB en 2022, la dette publique se réduisant également pour se situer à 71,7 pour cent du PIB sur la période, contre 82,9 pour cent du PIB en 2022. Le solde du compte courant s’est également amélioré, passant de -4,2 pour cent du PIB en 2022 à -4,1 pour cent du PIB en 2023.
Perspective
Selon les projections, l’activité économique devrait progresser de 5,9 pour cent en 2024 et se stabiliser autour de ce chiffre en 2025. Cette évolution devrait résulter d’une reprise continue du secteur touristique, d’une amélioration de la production agricole et d’une demande du secteur privé alimentée par les transferts de fonds des émigrés. L’inflation moyenne devrait rester élevée, même si elle diminue pour atteindre 15,5 pour cent en 2024 et 13,1 pour cent en 2025. Le solde budgétaire devrait diminuer régulièrement, passant de -2,6 pour cent du PIB à -1,3 pour cent du PIB en 2024 et 2025, respectivement. Le ratio dette/PIB devrait baisser pour se situer en-dessous du seuil de convergence de 70 pour cent pour la première fois depuis longtemps. La dette publique devrait s’établir à 64,3 pour cent du PIB à la fin de l’année 2024 et continuer cette performance pour atteindre 59,7 pour cent du PIB en 2025. Le solde du compte courant devrait connaître une hausse pour atteindre -5,5 pour cent du PIB en 2024 et baisser à -4,0 pour cent en 2025.
Défis à relever
Le tourisme et les transferts de fonds étant des éléments clés de l’économie gambienne, toute défaillance des économies des pays d’origine pourrait entraîner des conséquences catastrophiques. Le changement climatique reste une menace constante pour la production agricole. Si l’un de ces risques devait se concrétiser, l’économie gambienne pourrait être confrontée à de graves difficultés. En outre, la Gambie pourrait souffrir de la décision du Mali de quitter la Communauté, étant donné le niveau de ses exportations vers ce pays.