Présentation
Créée le 28 mai 1975 afin de promouvoir la coopération et l'intégration des pays de l'Afrique de l'Ouest, la CEDEAO comprenait les seize (16) Etats membres suivants : Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Le nombre des Etats membres est à présent ramené à quinze (15) suite au retrait de la Mauritanie en 2001.
La CEDEAO a pour mission de promouvoir la coopération et le développement dans tous les domaines de l'activité économique, d'abolir, à cette fin, les restrictions au commerce, de supprimer les obstacles à la libre circulation des personnes, des biens et des services, et d'harmoniser les politiques sectorielles régionales. L'objectif majeur reste la constitution d'un vaste marché commun ouest africain et la création d'une union monétaire.
Pays membres
- Bénin
- Burkina Faso
- Cap Vert
- Côte d'Ivoire
- Gambie
- Ghana
- Guinée
- Guinée Bissau
- Libéria
- Mali
- Niger
- Nigeria
- Sénégal
- Sierra Leone
- Togo
Contexte socio-économique
Les Etats membres de la CEDEAO occupent une superficie de 5,1 millions de km², soit 17% de la superficie totale du continent. Les plus grands pays sont le Niger (24,8%) et le Mali (24,3%) et le plus petit est le Cap-Vert (0,1%). La population de l’Afrique de l’ouest qui croît à un taux annuel moyen de 2,67%, est estimée à 261,13 millions d’habitants en 2006. Le Nigeria est le pays le plus peuplé de la région avec une population estimée à 134,38 millions d’habitants (51,5%), suivi du Ghana avec une population estimée à 22,56 millions (8,6%). L’Etat membre le moins peuplé est le Cap-Vert avec une population estimée à 0,52 million (0,2%).
La CEDEAO est la plus peuplée des communautés économiques régionales qui existent en Afrique. Elle compte un sous-groupe économique distinct. Ce sous-groupe comprend les huit (8) pays de l’UEMOA qui forment une union monétaire et douanière avec le franc CFA comme monnaie commune. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. La CEDEAO compte, en plus des pays de l’UEMOA sept (7) pays ayant chacun sa propre monnaie. Ce groupe représente 75% du PIB régional et 70% de la population. Cinq (5) membres (la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Nigeria et la Sierra Léone) de ce second groupe se préparent activement à former une deuxième zone monétaire (la zone monétaire de l’Afrique de l’ouest M ZMAO) en décembre 2009 dans le cadre du programme de coopération monétaire de la CEDEAO. Sur la base de la performance des pays dans le cadre des critères de convergence macroéconomiques de la CEDEAO, les deux zones monétaires devraient fusionner, après 2009, en vue de parvenir à une monnaie unique. Toutefois, un nouvel élan a été imprimé à ce projet monétaire avec la dernière directive de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO demandant à la Commission, en collaboration avec les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des Etats membres d’accélérer le projet en vue d’une monnaie unique en 2009.
La croissance du PIB réel de la région CEDEAO était de 5,7 en 2006 contre 6 % en 2005. Cette baisse est due à l’augmentation de la facture pétrolière et les crises sociopolitiques persistantes dans certains pays membres. Les pays de la région ont connu des niveaux de croissances variables : 4,0 % en Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Niger, Sénégal et Togo et plus de 5 % au Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Ghana, Liberia, Nigeria et Sierra Leone.
Le poids de la dette extérieure de la région a baissé de 40,0 % du PIB en 2005 à 30,9 % en 2006 grâce à la bonne gestion macroéconomique des pays et les mesures d’allégement prises par la communauté internationale au profit de certains pays membres.
Environ 60% du PIB sont venus des trois principales activités économiques de la région qui sont l’agriculture dans le secteur primaire (24,2%), les mines et les carrières dans le secteur secondaire (19,3%) et le commerce dans le secteur tertiaire (15,7%).
Au niveau du secteur primaire, la part de l’agriculture a représenté 79%. Certaines des cultures de rente produites dans la région comme le café, le cacao et le coton rapportent d’importantes devises aux Etats membres, mais leurs prix fixés à l’extérieur, fluctuent de manière imprévisible. Les principales cultures agricoles dans les pays de la CEDEAO sont le café, cacao (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo), le coton (Bénin, Burkina Faso).
Dans le secteur secondaire, les mines et carrières représentent 61% de toutes les activités secondaires de la région. Toutefois, leur importance varie selon les Etats membres. Au Nigeria, l’exploitation du pétrole brut représente environ 84 % de l’ensemble des activités économiques secondaires du pays, alors que l’exploitation minière du Libéria représente 53% des activités. Les raisons de la moyenne performance libérienne sont le fait de sanctions économiques imposées par les Nations Unies sur le diamant et les autres produits du Libéria. Dans les pays de la CEDEAO, les principales productions minières sont le pétrole (Côte d’Ivoire, Nigeria), le diamant (Guinée, Libéria, Sierra Leone), l’or (Burkina Faso, Ghana, Guinée, Mali, Niger).
En ce qui concerne le secteur tertiaire, même si le commerce est le volet le plus important, il ne représente que 42% de la contribution totale du secteur à l’économie régionale. Par ailleurs, le volume du commerce officiel intrarégional est faible ; en 2004 il a représenté environ 11% du commerce total de la région. Ces chiffres confirment l’hypothèse selon laquelle le secteur informel de la région est dynamique et tenace étant donné qu’il représente un grand volume des activités commerciales non officielles dans la région.
Le taux de croissance de l’économie régionale est toujours en dessous du taux de croissance minimum de 7% requis pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les prévisions indiquent cependant une meilleure croissance en 2007. Les exportations devraient augmenter, en dépit de la montée attendue des cours du pétrole. L’inflation devrait baisser. Une baisse significative de l’encours de la dette extérieure est prévue avec la mise en oeuvre des décisions du G8 de Gleneagles.










